Champagne Henri Giraud : millésimes 

ARGONNE 2002 : 
Une belle couleur or profond légèrement orangée lui donne un petit air faussement exotique. C’est la marque de cette vendange 2002 miraculeuse à Aÿ. Après un décuidage de 50% dû au manque de pluie, l’insolation maximum de Septembre a concentré les baies de Pinot des Valnons de façon spectaculaire. 
Le côté solaire se retrouve tant au nez qu’en bouche avec une touche persistante d’huile d’Argan et de clémentine chaude. La fraîcheur est portée par l’anis étoilée et le camphre. 
Ce millésime de très petit volume au domaine Henri Giraud traversera le temps. 

ARGONNE 2004 : 
Une véritable année de vigneron où il fallait avant tout savoir gérer l’état sanitaire délicat de la campagne et le tri de la vendange. 
En Août le soleil était toujours absent mais la fraîcheur des nuits et l’aération permanente de la côte d’Aÿ ont permis d’atteindre le soleil de Septembre avec bonheur.
Une magnifique tension se lance par un nez complexe d’hydrocarbure, de bois chaud et pointe de musc. L’équilibre sucre/acide parfait porte un train d’arômes de Pinot mûr/abricot épicé de curry, gingembre, safran vers une magnifique finale mentholée et saline. 
Un superbe vin d’Aÿ souvent préféré au millésime 2002. 

ARGONNE 2008 : 
Une belle couleur dorée aux reflets orangés signe un vin plein et généreux. Ce n’est pourtant pas à l’image de cette campagne 2008 préoccupante où il fallait être patient et avoir les nerfs solides. 
Le temps glacial de Juin a quelque peu bousculé la fleur mais les restitutions chaudes des craies d’Aÿ ont emmené les petits Pinots de Valnons au bout de leur maturité. 
Un premier nez bluffant de raisin frais ouvre une belle acidité de confiture de pruneau en cuisson. Elle traverse toute la dégustation jusqu’en finale très pointue se chargeant tour à tour de pignon de pin, ananas rôti, gras de pata-negra, balsamique, gingembre et orange sanguine. 
Un extraordinaire millésime de collectionneur. 

ARGONNE 2011 : 
Une année où seuls les grands crus pouvaient tirer leur épingle du jeu. Les deux mois de Juillet et Août 2011, pluvieux, gris et froids entrecoupés de brusques et courtes phases très chaudes, ont laissé de profondes cicatrices en Champagne. 
Même sur la côte d’Aÿ, le 15 Août n’était pas à l’optimisme pour ce millésime 2011… puis comme à l’habitude la nature s’est encore joué de nous – en battant cette année le record absolu en termes de vitesse de charge en sucre ! 
Une belle teinte or jaune signe cette vendange en dentelle à la féminité assumée. Le premier nez délicat de pêche de vigne s’ouvre sur la pâte d’amande vanillée puis la violette qui marquent de beaux amers minéraux. La salinité diffuse et la sapidité souligne le côté aérien et délicat de ce superbe millésime 2011. La fleur d’oranger et la fève de cacao invitent à un merveilleux voyage de final. 
Un millésime que personne n’attendait que nous avons su transcender avec bonheur au Domaine Henri Giraud.