Champagne Henri Giraud : sur les craies d'aÿ

«La Champagne : Un pays pauvre qu’un vin de craie fit somptueux.» - Salvador Dali 


Les craies d’Aÿ, oubliées là il y a soixante-dix millions d’années par les mers du crétacé qui recouvraient la Champagne, sont extrêmement pauvres et tendres. Elles atteignent plus de deux cent mètres d’épaisseur par endroit, juste couvertes de vingt centimètres de terre fertile. 
À la fois discrète et éblouissante, elles affleurent dans le vignoble qui se pare de rides blanches. Il est si facile à Aÿ de trouver un morceau de craie et d’en apprécier la douceur au creux de sa main. 
Elle est blanche et fine, si tendre qu’elle se raye facilement à l’ongle. 
Ne la sous-estimez pas malgré son apparente fragilité car ses attraits multiples forcent le respect. 
Exposée plein sud elle est parfaite pour la vigne, pauvre en nutriment, elle emmagasine la chaleur et l’eau et les restitue de façon régulière. Elle draine les excédents et les absorbe. Riche en fossiles marins microscopiques, elle offre à la vigne, dans un rapport presque maternel, ce qu’elle a de meilleur et donne au vin d’Aÿ cette structure si particulière et cette salinité incomparable.